Comment projeter un hologramme ?

Comment projeter un hologramme ?

Les hologrammes ont définitivement la côte. Depuis quelques temps maintenant, ils ont bénéficié d’un coup de projecteur assez inattendu au cours des meetings de Jean-Luc Mélenchon pendant la dernière campagne présidentielle. Depuis, on les voit de plus en plus dans les évènements, les salons ou encore au cours de présentations de produits. À quelles occasions peut-on utiliser des hologrammes, et, surtout, comment sont-ils projetés ? Dans cet article, vous en découvrirez un peu plus sur les différentes “techniques de fabrication” des hologrammes.

Projeter un hologramme : un peu d’histoire

La projection d’un hologramme a quelque chose de l’univers de la science-fiction. On a tendance à imaginer une image qui flotte dans les airs, comme par magie. Cela relève tout simplement de l’irréalisable, puisqu’une image a besoin d’un support pour pouvoir être projetée. D’ailleurs, pour projeter un hologramme, il existe principalement deux notions à connaître. Si vous voulez en apprendre plus, découvrez nos hélices holographiques.

Nous pouvons commencer par faire un peu d’histoire. Sur le plan étymologique, la notion d’hologramme nous vient du grec et signifie “écriture en entier”. Un “véritable hologramme” n’est donc pas moins qu’une photographie en trois dimensions.

Aujourd’hui, ce que nous appelons hologramme trouve ses origines dans une illusion d’optique connue sous le terme de fantôme de Pepper. Cette technique était principalement utilisée au théâtre, et avait déjà, au cours du XIXe siècle, toutes les chances de plaire à un public de spectateurs. Grâce à une vitre qui reflétait une pièce cachée du public dans laquelle se déplaçait un acteur déguisé en fantôme, on pouvait alors réellement avoir l’impression qu’un fantôme transparent se déplaçait sur la scène.

Un hologramme, comment ça marche ?

Si l’on se base sur le principe de base de l’holographie, on peut déjà découvrir comment projeter un hologramme. Bien sûr, via cette technique, il n’est question que d’une image fixe.

Pour projeter un hologramme, on utilise un verre de séparation qui permet de scinder deux faisceaux. Le premier est dirigé vers un objet, le second vers une plaque holographique. Grâce à la “magie” de la science, l’image peut donc être inscrite en relief sur un support. Les propriétés physiques de la cohérence lumineuse et de l’interférence d’ondes de lumière doivent donc être parfaitement maîtrisées. La technique est complexe, mais permet uniquement de projeter des images fixes.

Quelles sont les techniques de projection utilisées aujourd’hui ?

Pour projeter un hologramme, il faut savoir que les différentes techniques utilisées aujourd’hui sont toutes inspirées du fantôme de Pepper. La principale différence est que ce n’est plus le reflet d’une personne qui est utilisé, mais le reflet d’une projection de cette personne ou d’un objet. La technique a évolué, de nombreux usages sont donc devenus possibles.

L’une des principales techniques actuelles utilisées pour projeter un hologramme est celle de l’hologramme scénique à taille humaine. L’intensité lumineuse doit être parfaitement maîtrisée pour que le rendu soit de bonne qualité et ne ressemble pas à un simple reflet. La plupart du temps, c’est une vitre qui est utilisée comme support de projection. Mais on peut aussi avoir recours à un tulle, qui est, en fait, un tissu tellement fin qu’il en devient presque invisible.

Ici, l’illusion repose principalement sur la profondeur existante entre le fond de la scène et l’hologramme en lui-même. Cette technique permet, par exemple, à de vrais artistes de se produire aux côtés d’hologrammes, comme cela a pu être le cas pour Snoop Dogg aux côtés de l’hologramme de TuPac.

La vitrine est une technique de projection similaire, sauf qu’elle se conçoit dans un espace réduit. Elle est parfaite pour présenter un nouveau produit, par exemple. Dans un caisson, une vitre est placée de manière inclinée, tandis qu’une animation est projetée depuis le haut.

Enfin, il existe un dernier procédé permettant de projeter un hologramme, de façon pyramidale cette fois. Il a la particularité de proposer des angles de vue différents, puisqu’il a plusieurs faces. Dans un lieu public, comme un centre commercial, par exemple, il a toutes les chances d’attiser la curiosité et d’attirer le regard. On peut aussi imaginer habiller l’hologramme d’animations ; on parle alors de video mapping.

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